Pratiquer l'Aviron

L'aviron vous tente ?

Vous voyez passer de nombreuses embarcations sur la Dordogne et vous vous dites que ce sport est sans doute réservé à une élite ? Détrompez-vous ! Vous aimeriez essayer, proposer cette activité à vos enfants, mais vous n’osez franchir le pas ? Rien de plus simple : adressez-vous directement au club, situé promenade Pierre Loti, du mardi au samedi. Vous y serez bien reçu et obtiendrez les renseignements nécessaires.

Venez découvrir un sport complet, un esprit collectif et un plan d'eau hors du commun.

... Embarquez avec nous !

Vous aimez l'aviron ? Vous souhaiteriez aider le Sport Nautique de Bergerac mais vous ne savez pas comment ? Hé bien une campagne de financement participatif a été lancée ! En participant à cette campagne, vous pourrez aider ce club emblématique de la ville de Bergerac à se maintenir dans le Top 10. Pour ce faire, il vous suffit de cliquer ici. Et surtout rappelez-vous : il n'y a pas de petit don ! Tous les membres du SNB vous remercient !

« On ne quitte jamais vraiment le SNB »

Léa Vigeaudon, 25 ans, est manipulatrice radio au Centre Hospitalier de Bergerac. Elle est montée sur l’eau pour la première fois il y a 17 ans de cela, à l’âge de 8 ans, au club de Brive-La-Gaillarde. En 2009, il n’était pas rare de croiser Léa au Sport Nautique de Bergerac, car elle faisait partie du centre d’entraînement départemental (CED). C’est l’année suivante que celle-ci a choisi de prendre sa licence dans le club périgourdin : elle était alors juniore. Mais c’est à partir de ce moment-là que les difficultés d’entraînements sont apparues pour cette triple championne de France : une nouvelle orientation scolaire la force à quitter le CED. « Je m’entraînais dans le sous-sol de ma maison, se rappelle-t-elle. Le club avait mis à ma disposition un ergomètre. Avec mes parents, on avait aménagé un espace de musculation pour que je puisse suivre le programme d’entraînement. » Les entraînements seule le soir après les cours, les trains matinaux du samedi matin pour être sur l’eau à 9h… Comment a-t-elle gardé la motivation ? « Je pensais au collectif, aux copines, se rappelle-t-elle. Il ne fallait pas lâcher pour pouvoir monter dans le meilleur bateau à la fin de la saison. »

La motivation du groupe

 

Et c’est justement ce collectif important à l’époque qui a poussé Léa a changé de club pour rejoindre le SNB : 8 juniores filles. Cela permettait d’envisager de beaux équipages. Le classement du club à l’époque, l’assurance d’avoir un suivi d’entraînement sont autant de motivations pour venir grossir les rangs du club. Mais c’est aussi l’esprit familial, les valeurs que véhiculent le SNB qui l’ont attiré. Une fois dans la vie active, les horaires de travail ont également mis à rude épreuve sa motivation. Mais ce ne sont pas les difficultés qui ont stoppé cette corrézienne : « Aujourd’hui je me concentre sur ma vie de famille avec l’arrivée d’un bébé pour juin, explique la future maman. J’ai très bien profité de toutes ces années d’aviron, mais maintenant je veux aussi penser à moi. » Cependant, on peut toujours la croiser dans les travées lors de ses visites surprises. Elle suit également de près les performances des séniores femmes actuelles et des futures : « On ne quitte jamais vraiment le Sport Nautique de Bergerac. C’est une grande école d’apprentissage avec de grands champions et des encadrants prêts à vous transmettre le meilleur. Servez-vous des plus grands comme exemples, ils vous montreront le bon chemin ! »

 

Un compétiteur de rêve

Sa photo trônait à l’arrière de l’ancien bus du Sport Nautique de Bergerac. Et pour cause. Julien Desprès, rameur pendant plus de 20 ans, a fait partie de l’élite mondiale : champion de France, d’Europe, du monde et médaillé de bronze aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008. Durant toutes ces années, la motivation de Julien n’a pas fléchi une seule fois. Son plus grand moteur ? « Rêver. »  Lors de ces années de pratique, il a fait rêver de nombreux rameurs : sur les bassins, les plus jeunes se retournaient sur son passage avec des yeux écarquillés et les plus grands le regardaient ramer avec admiration (et une pointe d’envie). Cet auto-entrepreneur de 35 ans est un exemple pour beaucoup. Mais pour atteindre un tel niveau, le champion toutes catégories a dû adapter ses horaires : que ce soit lors de ses études ou lorsqu’il occupait son poste précédent, il s’entraînait entre midi et 14h00 et le soir pour répondre à ses obligations. Lors de ses multiples sélections en équipe de France, Julien a pu en profiter pour s’entraîner et courir dans le monde entier. Est-ce qu’il a rencontré des difficultés pour s’entraîner ? « Aucune qui ne puisse être surmontée », répond-il avec le sourire. 

Une légère nostalgie

 

Lors de ses passages au club, l’auto-entrepreneur de 35 ans est toujours bienveillant : il n’est jamais avare en conseils techniques et il aide les autres à se dépasser à chaque entraînement. Même si Julien ne rame plus aujourd’hui (il se cherche d’autres facettes), il avoue tout de même qu’une bonne sortie en deux sans barreur lui manque. « J’ai un souvenir ému de mes jeunes années où chaque kilomètre était un défi et une aventure, se remémore-t-il. J’ai bénéficié d’un suivi que je n’aurais jamais reçu dans aucun autre club. » Et son meilleur conseil pour les plus jeunes est de toujours viser plus haut. « Votre plus grande récompense en sera le chemin ! »

 

Le collectif comme motivation

Si une séniore femme se blesse, elle peut compter sur Camille Métifet, aide-soignante et étudiante infirmière. Agée de 21 ans, cette jeune femme pratique l’aviron depuis 10 ans. Même si elle n’a jamais été médaillée, elle compte de nombreuses finales de championnat de France à son actif. Malgré deux 4èmes places, la motivation de Camille n’a jamais diminué : après une année d’absence pour des raisons de santé, elle est revenue, motivée par la cohésion de groupe. « L’aviron m’a manqué car je ne retrouvais plus cette cohésion de groupe, se rappelle Camille. Le collectif, l’esprit du club, le partage, les entraînements intenses ayant pour objectif à la fin de l’année d’intégrer des bateaux pour les championnats m’ont motivé pour revenir. » Aujourd’hui en école d’infirmière, Camille a parfois des difficultés à lier sport et études. « J’ai un ergo dans mon studio afin de continuer les entraînements de fond étant donné que je n’ai pas souvent l’occasion de pouvoir ramer. » Sa formation l’amenant à réaliser des stages, elle se retrouve parfois à Bergerac, ce qui est ainsi plus simple pour elle pour s’entraîner avec le groupe, et lui permet de retourner sur l’eau pour retrouver les sensations de glisse qu’offre ce sport.

 

Une deuxième famille

 

« Aujourd’hui, je recherche plus le plaisir que la performance. » Et ce plaisir, Camille le trouve aussi simplement en étant présente au Sport Nautique de Bergerac. Avec un père arbitre d’aviron, des grands-parents bénévoles dans la structure depuis très longtemps, une petite qui a aussi pratiqué et une tante qui rame dans la section loisir, rien de bien étonnant à ce que l’étudiante infirmière se sente ici chez elle. Pour elle comme pour de nombreux rameurs, ce club représente beaucoup : « Ce club est une seconde famille car il m’a énormément appris sur moi, et il nous apprend des valeurs qui sont essentielles dans la vie notamment l’entraide, l’esprit d’équipe et le dépassement de soi. »

 

Un avenir prometteur

A seulement 19 ans, et ne comptabilisant que 6 années de pratique, Téo Rayet est déjà un rameur de haut niveau. Associé en deux sans barreur à Nicolas Stender, cet étudiant en STAPS à l’université de Lyon s’est classé huitième des championnats du monde des moins de 23 ans (U23). Téo a commencé à ramer en 2013 au sein du club de Castillon-La-Bataille. Il a intégré en 2014 le Centre d’Entraînement Départemental (CDE) puis le Pôle Espoirs en 2015. En s’entraînant dans la structure du Sport Nautique de Bergerac, Téo a été conquis par le club : « Le SNB m’a apporté une émulation que je n’avais pas dans mon ancien club, qui est un petit club formateur, explique le jeune homme. J’ai très vite progressé grâce aux entraîneurs avec qui j’ai eu tout de suite des affinités. » Très vite intégré dans le club, il rêvait de ramer avec les séniors du club. Ce qui est chose faite ! Aux derniers championnats de France bateaux longs, Téo, avec ses équipiers, a remporté la médaille de bronze en huit séniors hommes.

 

Et pourquoi pas Paris 2024 ?

 

Même si la fatigue se fait ressentir, Téo se rend deux fois par jour dans les locaux du Pôle Espoirs de Lyon : « même quand il ne fait pas beau, qu’on n’est pas motivé, il faut se maintenir au niveau. On ne prend pas que du plaisir à s’entraîner malheureusement. » Mais l’étudiant en STAPS ne perd pas de vue ses objectifs qui, pour la saison, sont d’atteindre la finale A en deux sans barreur des championnats de France bateaux courts, ramener cette année encore une médaille pour le SNB et pourquoi pas être médaillé aux championnats du monde U23. Et, qui sait, pourquoi pas participer aux Jeux Olympiques un jour. Malgré ses objectifs pleins d’ambition, Téo n’en oublie pas le SNB : « Malgré que je sois loin et que je ne rentre pas souvent, on s’appelle régulièrement avec les entraîneurs ou les autres rameurs. » Pour lui, le SNB est une deuxième famille qui l’a aidé à grandir dans la vie, c’est pourquoi il aimerait donner des conseils aux plus jeunes dragons : « Prenez un maximum de plaisir ! L’aviron est un sport qui rassemble et qui nous laisse des souvenirs à vie. Croyez en vos rêves ! »

 


Images en vrac Saison 2015-2016