Samedi 28 novembre 2020

 

Reprise des entrainements

 

pour tout savoir sur les conditions


Dernière minute

 

3 novembre 2020  


INFORMATION 

 

Samedi 31 octobre

 

Deuxième confinement,

 

 

Nous sommes contraints de fermer temporairement le Club et de mettre un grand coup de frein sur le sport que nous aimons tant.

 

 

Dès l'annonce du gouvernement, la commission sportive et le bureau ont réfléchi aux actions que le club va engager pour maintenir le lien avec l’ensemble des membres du Sport Nautique de Bergerac, toutes catégories confondues.   

 

Une organisation se développe à pas de géant chez les coaches; l’idée est de tout mettre en œuvre pour que les entraînements puissent continuer sous une autre forme peut être mais surtout se poursuivre…

 

 

Vos coaches réactifs, vont vous proposer des séances pour les benjamins, les minimes, les cadets, les juniors, les séniors, les masters, les loisirs, l’Avifit et sans oublier le renforcement.

Il y aura des défis et une nouveauté le  ‘’Softfit’’.

 

 

Ces séances de préparation physique générale, d'assouplissement, de musculation, de renforcement seront adaptées en intensité.

 

 

Il y en aura vraiment pour tout le monde.

 

 

En attendant de recevoir les programmes et les liens de connexion, téléchargez dès maintenant l'application Zoom :

 

 

https://zoom.us/fr-fr/zoomrooms/software.html

 

 

Ainsi vous serez prêt pour la séance en direct live.

 

 

L’envoi des programmes et liens est prévu lundi prochain soit le 2 novembre.

 

 

La bonne réalisation de ces séances nous permettra de garder la santé avec bonne humeur !

 

 

 

Vif succès dans vos défis

A bientôt

 


Inscriptions ouvertes 2020-2021


Pratiquer l'Aviron

L'aviron vous tente ?

Vous voyez passer de nombreuses embarcations sur la Dordogne et vous vous dites que ce sport est sans doute réservé à une élite ? Détrompez-vous ! Vous aimeriez essayer, proposer cette activité à vos enfants, mais vous n’osez franchir le pas ? Rien de plus simple : adressez-vous directement au club, situé promenade Pierre Loti, du mardi au samedi. Vous y serez bien reçu et obtiendrez les renseignements nécessaires.

Venez découvrir un sport complet, un esprit collectif et un plan d'eau hors du commun.

... Embarquez avec nous !


Portes ouvertes à l’aviron

Le Sport Nautique de Bergerac lance une opération portes ouvertes pour accueillir les jeunes et moins jeunes qui veulent s’essayer à l’aviron, sport emblématique de Bergerac.

 

C’est l’occasion de découvrir un club qui fête ses 160 ans cette année, une structure bien rôdée qui a formé des générations de rameurs et de champions.

 

C’est aussi l’opportunité de découvrir l’aviron dès la première séance, sur la Dordogne, dans des conditions idéales de sécurité et en bateau individuel d’initiation. Très rapidement, le rameur débutant appréciera de faire glisser son bateau. C’est le grand plaisir de cette discipline sportive.

 

En cette période difficile en raison de la covid-19, pouvoir pratiquer un sport en plein air est une grande chance. L’aviron est assez préservé de ce point de vue. La pratique en bateau collectif est même autorisée en raison de la distance suffisante entre rameurs. Faire le choix de ce sport peut être judicieux en ces temps qui risquent d’être encore compliqués.

 

La seule condition est de savoir nager. On peut commencer à partir de 10 ans à l’Ecole d’aviron et on peut pratiquer jusqu’à 83 ans et plus comme Jean Pierre, doyen dans la catégorie Loisirs.

 

L’aviron est un sport d’endurance dont les bienfaits pour le corps sont nombreux tant au niveau musculaire qu’au niveau cardio respiratoire. C’est aussi un sport porté qui est non traumatisant pour les articulations. C’est à la fois un sport individuel et collectif où la cohésion entre équipiers et la rigueur de l’entraînement sont essentiels. Des valeurs qui se perdent parfois dans nos vies modernes mais qui restent centrales à l’aviron.

 

Alors, n’hésitez pas à amener vos enfants et à venir vous même au club, promenade Pierre Lotti pour essayer l’aviron, vous risquez d’adorer.

 

Portes ouvertes : Mercredi 26 Août, Samedi 29 Août, Mercredi 2 Septembre, Samedi 5 Septembre, de 14h à 18h pour les jeunes et de 10h à 12h les samedis seulement pour les adultes.

 

Renseignements au : 0633390901

Retour d'expérience par nos forçats de l'ergomètre après l'épreuve du 100 km

# par Vincent Ménégon

 

Si on m’avait demandé de résumer ce Run de 100 km en ergo en une seule phrase, j’aurais pu dire : « Il ne faut pas s’aimer pour faire ça !! »

 

Oui, il ne faut vraiment pas s’aimer, et mes 2 coéquipiers, Nathalie et Vincent, l’ont entendu plusieurs fois ce samedi 16 Mai 2020. Aussi, c’est une expérience à réaliser avec quelques bornes dans les jambes quand même. C’est une condition essentielle à la réussite de cette course sur ergomètre, mais pas uniquement. À mon avis, la première condition de réussite c’est LE MENTAL. Et ce, en 3 verbes : vouloir, être capable, valider mentalement. Un plus pour moi, il me semble, c’était que je n’avais pas d’objectifs surréalistes. Il fallait tout simplement que je finisse ce Run proprement en 8h00, voire 8h30, sans faire appel à mes anciens collègues du Centre de Secours Principal de Bergerac.

 

On était vraiment bien tous les 3, ce samedi, suffisamment proches et suffisamment éloignés (réf. COVID-19) pendant un peu moins de 8h00, à proximité des coques du #snBergerac, avec une vue directe sur la rivière Dordogne. Merci à Vincent d’avoir eu l’idée de ce rapprochement et merci aux Coprésidents et entraîneurs d’avoir validé ce projet.

 

Mon ressenti de course se fera en 4 étapes.

 

1-      De 00 à 40 km, soit environ 3h, c’était très facile sans aucune douleur, un B1 quoi. J’ai dû manger 5 ou 6 dattes, boire 3 litres d’eau additivée (ISO+), avec mon pote d’à côté on se disait des conneries

 

2- Après le premier marathon, j’ai commencé à ressentir des douleurs musculaires dans les cuisses, douleurs partagées avec Nathalie et Vincent, mais bon rien de méchant. Je regarde mon compteur, et je vois le passage de 50 000 m à 49 999 m. Quel plaisir de voir cela, je suis sur le trajet retour, peut être que je vais y arriver. Aussi je me pose la question : « Mais jamais tu n’es allé au-delà Vincent ? » Oui et alors, maintenant tu y es, tu continues ! Je ne peux pas écrire toutes les questions ou scénarii que j’ai pu me poser, ce serai vraiment trop long.

 

3-      Arrivent les 20 000 derniers mètres, là je suis dans l’impasse ! J’ai mangé 2 bananes, 1 kg de dattes (non pas tant) et bu déjà environ 6 litres d’eau dopée. Oui, je suis dans l’impasse, je repense au sketch de « la palombière », à savoir : « J’ai plus faim, j’ai plus soif, mais j’ai toujours envie de pisser. » Sérieux, je n’en pouvais plus, il fallait que j’aille pisser. Bah alors j’ai dit : je me fiche pas mal du chrono, je pose le manche, je m’accoude au mur et je passe en mode Labrador... ça libère vraiment les chakras. Bref cela me permet de me détendre jusqu’au dernier 10 000. Forcément après ça (pipi, manger, boire) ma moyenne au 500 m a pris un sacré pet derrière les étiquettes. J’étais à 2 :18.7 et passe au-dessus de 2 :19. Pas grave, je m’en tape, je ne joue pas un titre ou la maison.

 

4-      Quand je vois 9 999 m, tout s’illumine dans le bocal. Mis à part les multiples douleurs gérables, même les trapèzes et cervicales, tiens ça me rappelle les retours en bus les dimanches soir, le couple ventilation/cardio est au top. Je tape à ±145 bpm. Donc là je me dis : « Vincent tu dois arriver aux 100 km les réservoirs vides. » Donc j’ai poussé un peu plus, aidé par les encouragements de mon pote Vincent. 5 000 m le rêve, je suis bien et j’ai réussi à descendre à 2 :13 sans souffrance. Puis arrive le dernier 2 000 m, là je m’amuse (façon de dire) à faire des impulsions à 2 :00 au 500. Le dernier 1 000 m, le dernier 500, 250, 100 ! Moins de 10 coups à faire. Et puis la fin, la libération, bordel j’ai réussi à finir ce 100 km. Je pensais pouvoir le réaliser en 8h00, voir 08h30, si ça allait mal. Bah non j’ai mis 07:43:13.3 et après 9 507 impulsions !!! C’est un double exploit pour moi, le finir et en moins de 08h00. Cela conclut en beauté cette partie indoor due au confinement.

 

Je remercie tout d’abord ma femme pour m’avoir supportée pendant tout ce confinement où j’ai ramé pratiquement tous les jours. Enfin je remercie Antoine Deleau ainsi que nos 2 Présidents Thierry Beaumain et Bruno Henry car sans eux je n’aurais jamais pu réaliser ce dernier Run ainsi que ces presque milles kilomètres (979 133 mètres exactement).

 

 

# par Nathalie Villechenaud

 

Le confinement a été l’occasion de se lancer dans des défis extraordinaires sur l’ergomètre. Ça a commencé avec le semi-marathon : 21 km c’est comme monter jusqu’au rocher (ça parle aux habitués) donc rien de compliqué, puis le marathon 42km ça paraissait plus difficile mais beaucoup de rameurs à travers la France se lançaient dans ce défi, il n’était donc pas impossible. Les coureurs à pieds ont des épreuves mythiques, le marathon en est une. J’ai toujours eu envie de pouvoir vivre ce genre d’épreuve physique mais la course ce n’est plus pour moi. En revanche, le faire sur un rameur c’était possible. Et puis on a vu quelques rameurs réaliser le défi du 100 km. Ça a déclenché une envie irrésistible de tester cet effort très particulier, qu’on nomme d’ultra endurance. Un 100 bornes c’est très parlant pour moi qui ai vu mes parents dans les années 80 faire les 100 km de Belvès (je les suivais avec mon petit vélo et les ravitaillements sur le porte bagage). Je voulais faire moi aussi cette expérience.

 

J’avais confiance dans mes qualités d’endurance. Quand on vieillit et si on s’entraîne bien, ce qu’on perd en puissance on le compense par une grosse capacité aérobie. Mais il faut trouver l’allure qui permet de durer pendant des heures sans trop s’approcher de la limite où on commence à produire de l’acide lactique. C’est l’allure en endurance fondamentale, entre 60 et 70% de sa fréquence cardiaque maximale. Donc j’ai cherché l’allure idéale pour rester facile pendant 2h. Conclusion : entre 2min 21 et 2min 23 aux 500m c’était l’allure facile. Ça amenait à faire le 100km plus ou moins en 8h.

 

Et puis j’ai regardé le temps du record du monde par curiosité 7h50m56s soit 2m 21s 2 aux 500m soit pas très loin par rapport à ce que j’envisageais. Il était donc accessible, enfin peut-être…

 

C’est là que j’ai beaucoup douté et hésité entre la sagesse de partir plutôt en dedans pour être sûre de finir ou bien tenté le record en partant un peu plus haut avec le risque de partir trop fort et de prendre le mur comme on dit.

 

La veille, j’étais sur la version sage. Et j’ai vu la performance d’un rameur d’Arcachon qui a battu le record de France du 100 km en partant à 72% de son max et en réussissant à tenir l’intensité tout le long. Un petit message pour lui demander des conseils et une réponse à 5h du matin le jour J qui me confirme que je peux envisager la version plus haute. Ça y est, je suis décidée, je vais partir sur les bases du record et essayer de tenir. On verra bien.

 

6h40 à la fraîche, prête à commencer avec mes complices, les deux Vincent, suffisamment à distance par rapport aux règles de distanciation physique mais présents pas loin. Ça rassure quand même de ne pas être totalement seule.

 

C’est parti, sur la base de 2min 20s aux 500m et le cardio se cale sur 132 battements à la minute comme prévu. J’ai prévu de regarder des séries de Netflix sur ma tablette le temps de l’autonomie de mes écouteurs sans fil c’est-à-dire 4h. C’est facile, je suis en équilibre respiratoire mais je doute un peu car le cardio dépasse assez souvent la limite que je me suis fixée. Mes coéquipiers battent plus bas, ils sont plus sages. La question est jusqu’à quand le cardio va rester comme ça. J’essaie de contrôler, de maîtriser l’intensité pour que le cardio se calme. Mais je me sens très bien.

 

3h après, les douleurs musculaires commencent à apparaître surtout dans les ischios. Mais rien de grave. Je cherche le relâchement, l’économie du geste. Le cardio s’approche de 140, il monte tout doucement, tout va bien.

 

50km, on bascule du bon côté mais il en reste autant donc il va falloir être très patiente. Le cardio s’approche de 150 c’est comme un entraînement en B2 je sais qu’on peut tenir très longtemps à ce rythme, j’ai confiance. Les séries c’est fini, il n’y a plus de distraction mais je me rends compte que les heures défilent plutôt rapidement. Je fais très attention, dès le départ, à boire de l’eau sucrée toutes les 20 min et à manger un peu toutes les heures. Et cela rythme mon effort. Je me réjouis parce que dans 5 min je vais boire. Ça passe relativement vite. On se satisfait de tout petit rien. On est vraiment dans l’instant présent. Je suis toujours à égale intensité, depuis le début je tire à 2min 20 / 21 aux 500m juste en dessous du record.

 

Il reste 20 km, je reste très prudente, je ne veux pas accélérer parce que je sais qu’une défaillance est possible jusqu’à la fin. La douleur aux talons qui frottent est assez désagréable. Je pense à me redresser pour soulager mon dos, je veille à raccourcir la longueur du coup pour protéger mes genoux fragiles. Je suis toujours très à l’aise au niveau cardio mais je commence à sentir une fatigue dans les bras alors je me concentre sur la poussée des jambes. Ça occupe l’esprit.

 

6000m avant la fin, je suis toujours très bien au cardio, 155 battements/min environ et je me dis que je suis en tête de rivière à Sainte Livrade, en gros dans une demi-heure c’est terminé. Ça va le faire ma moyenne aux 500 est largement en dessous du record, je me rends compte qu’elle ne bougera pas beaucoup, alors je continue au même rythme sans en faire plus.

 

2000m, dernier bassin, dans 9 min c’est fini. J’aurais voulu pousser un peu plus mais à quoi bon. Je vais attendre. Pourquoi se faire mal ?

 

Dernier 500m bon là pour le plaisir de finir un peu plus tôt et parce que la défaillance n’arrivera pas, j’augmente l’intensité pour le plaisir de faire un tout petit « enlevage ».

 

J’ai gagné mon pari personnel, 7h 49min 36s soit 2min 20s 8 aux 500m, record du monde dans ma catégorie.

 

Je suis contente d’avoir réussie et je suis aussi très contente de l’avoir fait sans souffrir. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, je n’aime pas avoir mal. Etonnement, je n’ai pas senti la douleur musculaire que l’on ressent à la fin d’une course sur 500m, sur 1000m et sur 2000m. Cet effort-là est tout à fait différent. Il n’est pas désagréable du tout quand tout se passe bien et qu’on ne rencontre pas le fameux « mur ».

 

La fatigue, je l’ai sentie dès que je me suis arrêtée et que je me suis levée comme si le mouvement perpétuel avait en quelque sorte anesthésié mon corps. Pour finir, c’était une sacrée expérience sportive, très centrée sur soi, c’est vrai mais qui contribue à mieux se connaître encore.

 

Merci aux deux Vincent qui ont accepté de relever le défi avec moi, aux présidents Bruno et Thierry qui ont accepté qu’on le fasse devant le club, aux copains qui sont passés nous voir et aux coachs qui acceptent nos délires un peu fous de vieux rameurs.

 

 

# par Vincent Martin

 

Bon alors, comment résumer cette folle aventure ?

 

Tout d’abord, il faut revenir à ce qui nous a amené là, c’est-à-dire le confinement car je crois bien qu’avant cela, personne (du moins normalement constitué) n’aurait pensé à se lancer dans un tel défi.

 

Pour ma part, tout est allé vite. J’ai un ergomètre depuis 4 ans chez moi mais je n’avais jamais dépassé les 15 km. Je me rappelle les entraînements avec Christian Crespy pour le Crunch à Paris, j’ai passé deux mois à me lever à 4h du matin pour pouvoir m’entraîner. Mais là c’est autre chose avec le confinement, il n’y a pas d’enjeu, à part d’occuper le temps. Donc on a participé au World Erg Challenge d’avril et là tout s’est enchaîné, semi-marathon, marathon, relai 24h jusqu’au fameux 100 km.

 

En ce qui me concerne, j’ai rempli cette mission, jusqu’aux trois quarts mais cela valait le coup. Déjà pour respecter l’esprit de camaraderie qui impose à vos coéquipiers de vous attendre quand vous êtes en retard. Ce jour J, je pars avec l’esprit ailleurs en sachant pertinemment que je n’avais pas la condition pour le faire. Mais étant donné que je m’étais engagé, je devais aller jusqu’au bout.

 

Donc pour résumer, je pars sur un facteur de résistance peu élevé par rapport à d’habitude (90), les 40 premiers km passent comme une fleur. Merci au passage à Vincent de m’avoir mis les Pink Floyd.

 

Ensuite, je me sens pousser des ailes, je passe d’une moyenne à 2m11s aux 500m à 2m06s sur 20 km et là je savais que ça ne tiendrait pas mais peu importe pour ma tête de mule, je ne sais pas faire les choses en douceur.

 

Le verdict tombe au 74ème kilomètre avec abandon. Cela ne me ressemble pas mais il faut se faire une raison.

 

C’est un échec qui va me permettre de reconstruire derrière. Je remercie Vincent et Nathalie qui m’ont supporté et je les félicite d’être arrivés au bout.

 

Les exploits du SNB relatés dans Sud-Ouest

Après la victoire du Sport Nautique de Bergerac dans le "World Erg Challenge", le journal Sud-Ouest relate les exploits de nos rameurs en cette période de confinement.

Vous pouvez revivre leurs exploits à travers l'article du journal, ou en relisant, sur notre site, les témoignages de nos forçats de l'ergo.

Le Sport Nautique de Bergerac vainqueur du « World Erg Challenge »

La saison sportive est à l’arrêt, les compétitions nationales et internationales en aviron comme pour les autres sports sont annulées et les seules perspectives de compétitions sont à présent pour le mois de septembre, si la situation en France s’améliore et autorise la reprise des activités sportives. Une situation très difficile pour les rameurs qui bouclaient leur grosse préparation hivernale et qui allaient commencer la partie la plus réjouissante de la saison, celle des compétitions d’abord en bateaux courts puis en bateaux longs.

 

La direction sportive du Sport Nautique de Bergerac a voulu, malgré cette situation, permettre à ses rameurs de conserver une activité sportive pour maintenir les acquis et entretenir leur condition physique afin d’être prêts pour la reprise des compétitions quand elle aura lieu.

 

Ainsi, une trentaine d’ergomètres (rameurs concept 2) et du matériel de musculation ont été prêtés par le club à une sélection de rameurs de la catégorie J16 aux séniors. 

Pour animer le confinement et apporter une émulation à distance dans le groupe, la « Team SN Bergerac » a été créée pour participer au "World Erg Challenge" concept 2 du 15 mars au 15 avril. Il s’agissait de ramer sur « l’ergo » tous les jours pour les plus âgés et de suivre le plan proposé par les entraîneurs mais aussi de cumuler pour l’équipe le maximum de kilomètres.

 

Ce challenge mondial virtuel, qui intéresse habituellement les seuls passionnés d’aviron indoor, a suscité cette année un grand enthousiasme international chez les spécialistes de l’indoor confinés mais aussi chez les rameurs privés de bateau.

Les bergeracois se sont pris au jeu et sortent vainqueurs avec un cumul de 4718 km. L’équipe gagne dans sa catégorie en "Team virtuel" de moins de 20 équipiers.

Les jeunes et les moins jeunes, en confinement en Dordogne ou ailleurs en France, certains dans leur petit logement d’étudiant à Lyon, Nancy, Agen ou Toulouse se sont surpassés lors des derniers jours en effectuant des marathons à répétition. Ils ont pu ainsi découvrir une nouvelle forme de performance, celle de la longue distance alors qu’ils pratiquent d’habitude sur 2000 m.

 

Qui s'est déjà entraîné sur un ergomètre, sait que durer au-delà d'une heure sur la machine n'est pas facile. Ce sont les anciens, plus enclins aux efforts de longue distance qui ont tenté en premier ce fameux marathon entraînant dans leur sillage les jeunes, qui ont relevé le défi à leur tour de bien belle manière. Voici les témoignages des fadas du marathon :

 

"J'ai été motivé quand j'ai vu toutes les personnes dans le groupe faire un marathon. Alors on s'est dit avec les copains : "Pourquoi pas essayer de nouvelles sensations". On n'a pas été déçu, loin de là. On avait décidé de faire ce marathon à 3 avec Baptiste et Simon et on avait décidé de le faire en Facetime pour se donner du courage et trouver le temps un peu moins long. Le marathon a été très surprenant car je ne m'attendais pas à avoir autant de difficultés sur ce genre d'épreuve. Les premiers 21 kms ont été assez facilement encaissés car le mental était là. C'était pas si terrible que ça, à part que c'était long. Arrivé aux 15 derniers kms, le moral a flanché d'un coup et l'envie d'arrêter tournait dans la tête. Mais j'ai continué parce que les copains étaient là. Les 6 derniers kms étaient horribles car le mal aux fesses se ressentait très fortement et l'approvisionnement en eau était coupé. Une fois arrivé à la fin, c'était le soulagement (2h 56 min 40). J'ai eu mal aux fesses pendant les deux jours suivants. "                 Yann Le Campion

 

"Lundi 13 Avril 2020, avec Yann et Simon, on décide de faire un semi marathon pour faire notre séance de sport de la journée. On part se mettre en tenue et la on se dit sur un coup de tête : « Et si on faisait un marathon ? ». 42 km195 au lieu de 21 km c’est comment faire 10 km au lieu de 5 km je me disais…On décide de s’appeler en visio pour pouvoir communiquer sur nos moyennes et s’encourager mutuellement. 17h00, nous voilà partis pour 3h d’ergo non-stop. 20h00, 42 km 195 m plus tard, 10 gourdes bues et 3L de transpi en moins on termine le marathon. Je suis fier d’avoir fini le marathon, et ça a été une expérience très agréable malgré la fatigue accumulée derrière. Merci a Simon et Yann pour avoir fait le marathon ensemble, et à tous les gars qui sont passés nous encourager pendant l’appel visio (Alex, Guillaume, Karim, Tobias, Thibaut, Augustin...)."              Baptiste Debest

 

"Au début, je ne comptais pas faire un marathon mais seulement faire des kilomètres pour le challenge, à allure faible, en regardant des films. Mais 1h30 après, j'ai remarqué que c'était passé relativement vite et j'avais déjà passé le semi. Du coup, j'ai continué. Le problème pour moi, ce n’était pas la douleur dans les jambes mais juste la fatigue à partir de 35 kms. Je faisais des pauses toutes les 20/30 min. Et la deuxième partie est passée très lentement du coup. A la fin j'étais content de l'avoir fait et de rapporter des kms à l'équipe pour le challenge. C'était cool de l'avoir fait mais je ne compte pas le refaire d'ici un bon moment car l'ergo ce n’est pas très amusant."       Tobias Gilbert

 

"Dès qu'il y a un défi à relever, même s'il est trop grand, je tente le coup. J'aurais dû me préparer mieux que ça, faire un 25 kms (…) et moins de charge de travail 15 jours avant ça aurait été mieux. (…) Je trouve que la douleur physique est différente pas forcément mal aux jambes mais plus aux articulations d'épaules, tension dans le dos, que l'on n'a pas sur les courtes distances, mais surtout la monotonie (regarder ce putain de cadran pendant plus de 3 heures tu pètes un câble), ou alors il faudra le faire à plusieurs. Enfin bref malgré le temp médiocre que j'ai fait, très content de l'avoir fait je pensais pas un jour faire un marathon. Au moins du positif à cause de ce putain de covid 19."                                               Christian Crespy

 

"Après avoir fait le semi marathon, je voulais aussi tester le marathon et en voyant tout le monde le faire, je me suis dit que c'était l'occasion d'en faire un. (...) A partir des 35 kms, j'avais très très mal partout, j'avais plus de bras, plus de jambe et surtout très mal à rester assi sur ma coulisse, mais après je suis reparti en me disant qu'il ne restait pas beaucoup de kms et j'ai commencé à tout donner pour finir. C'est une grande satisfaction d'avoir fini le marathon."                              Augustin Caillet

"Ça y est, j’ai réalisé mon 1er marathon sur ergomètre, mon 1er marathon tout court d’ailleurs ! Quelle expérience, quel défi. Jamais je n’aurais pu me lancer dans ce défi seul. C’est grâce à la team SN Bergerac que j’ai pu valider dans ma tête de réaliser cette longue distance. L’émulation, voilà le mot adéquat : faire bien, faire mieux, se surpasser et enfin s’améliorer. Je pense que j’en referais un autre tout simplement pour faire mieux, car par crainte de ne pas y arriver, je l’ai réalisé en mode ÉCO. Cela saute aux yeux quand je regarde ma courbe cardio. Mon objectif premier était de le finir et je l’ai fini. Le plus dur reste peut-être la préparation mental, se dire que je vais ‘’ramer’’ pendant plus de 3 heures… ça fait mal aux yeux avant le départ et pendant 1 heure. Physiquement, ça a commencé à piquer dans les 3 derniers kilos. Là je me suis dit : "waouuuu tu y es arrivé, poses tout et pousses". J’ai fini il faut le dire, fatigué mais serein et surtout content du devoir accompli."      Vincent Ménégon

 

La période est aux défis et nombre de rameurs s'attaquent en ce moment aux épreuves aviron indoor proposée par la Fédération Française d’Aviron et tentent de battre quelques records. Nathalie Villechenaud, dans sa catégorie Femme Poids léger 40-49 ans, s’est d'abord attaquée au record de l'heure et a réalisé la performance de 14471m battant le précédent record de 591 m. Puis entraînée par l'émulation de la Team SN Bergerac, elle a tenté et réussi à boucler le marathon en 3 h 05 min et 58 s à seulement 5 min du record du monde. Cette performance lui vaut donc le record de France dans sa catégorie.

 


Images en vrac Saison 2015-2016